Capter la chaleur des volcans

Une compagne américaine est persuadée que la chaleur des volcans peut produire de l’électricité de façon sûre et économique. AltaRock prévoit d’injecter cette année près de 100 millions de litres d’eau dans un puits de 3 km de profondeur, au coeur d’un volcan, pour tester sa technologie.

Géothermie en Islande - photo CC Flickr therikpics

Géothermie en Islande - photo CC Flickr therikpics

Bien sûr, le volcan choisi est éteint ! Il s’agit du Newberry, situé dans l’Oregon, un État de l’Est des États-Unis.


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Le procédé retenu pour ce projet, baptisé EGS (enhanced geothermal systems), ou géothermie profonde en français, est âprement discuté, mais certaines études prévoient qu’il pourrait représenter un gisement énorme d’énergie dans l’avenir.

 

 

Une recherche menée par la Southern Methodist University de Dallas chiffre ce potentiel pour les États-Unis à 3 millions de mégawatts. La Chine, pour sa part, prévoit d’en retirer de 10 à 15 % de sa consommation d’énergie à l’horizon 2050.

La France travaille également sur le sujet. Elle possède même un des premiers sites pilotes, construit dans la région de Soultz-sous-Forêts près de Strasbourg, qui plonge à une profondeur de 5000 m, là où la température est comprise toute l’année entre 185 et 200°C.

Le principe est toujours le même : un premier puits est utilisé pour conduire de l’eau froide en profondeur, là où la roche peut la transformer en vapeur. Un autre puits permet de récupérer cette vapeur afin de faire tourner des turbines en surface.

La géothermie profonde expliquée par Altarocks

La géothermie profonde expliquée par Altarocks

Certaines associations de protection de la nature s’inquiètent du procédé de forage utilisé, comparable à celui mis en oeuvre pour le pompage du gaz de schiste, les produits chimiques en moins. Il s’agit de briser la roche dans ses couches horizontales profondes, dans toutes les directions, jusqu’à 1 km autour du puits, grâce à des explosifs. Cette technique est accusée de déclencher des petits tremblements de terre, sans qu’on connaisse les impacts sur le voisinage.

D’autres critiques se situent sur le terrain économique. Les coûts de recherche et de développement sont gigantesques, et le prix d’un forage profond a été sous-estimé dans les premières expériences réalisées.

Mais si des progrès significatifs étaient faits dans ces technologies, elles pourraient révolutionner notre capacité de consommer de l’énergie. Le géant Google compte bien sûr ces avancées, puisqu’il investit 11 millions de dollars dans la société AltaRock, qui conduit les tests sur le volcan Newberry.

 

 

 

Remonter à la source :

AltaRock et les explication de son actionnaire, Google.

 

 

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